Nouvelles d'août 2016 - Rendez-vous de septembre 2016

Notre nouvel épisode :

Sologne / Vient de paraître

Résumé des épisodes précédents :

Quand Jean-Paul Tribout, avec qui je travaille en ce moment, n’est pas au théâtre, c’est qu’il y arrive, le temps de garer la moto et de grimper quatre à quatre les marches qui mènent au plateau... Cinquante ans que ça dure : quand il ne joue pas ou ne met pas en scène ses propres spectacles, il court découvrir et applaudir ceux des autres, qu’il s’efforcera de programmer au festival de Sarlat. Si Jean-Paul consacre sa vie au théâtre, celui-ci le lui rend bien, chacun dans ce petit monde le connait et l’apprécie. La télé l’a rendu, un temps, célèbre : dans la série
« Les brigades du Tigre » c’est lui qui campait l’inspecteur Pujol (tenant de la boxe française et de la moustache en croc). Et même, il s’en est fallu d’un rien pour que le cinéma lui apporte une immense consécration : en 1974, Bertrand Blier l’avait retenu, en compagnie de Miou-Miou et Gérard Depardieu, pour « Les valseuses » ! Le contraste entre les silhouettes de Depardieu et Tribout était en soi un effet comique et il paraît que Patrick Dewaere a beaucoup intrigué auprès de Blier pour, finalement, emporter le rôle.
Tribout ne cultive pas trop la rancœur. Le panache et la brièveté tragique de la carrière de Dewaere le laisse parfois songeur...

Dans une bien moindre mesure, il m’est arrivé la même déconvenue. En juillet dernier, par la grâce d’une audition réussie me voilà retenu par Nicolas Vannier pour son prochain film : « Sologne ». Quinze jours de tournage ! l’équivalent de plusieurs mois de cachets de théâtre, un second rôle dans un film grand public : le début d’une carrière prometteuse (il était temps) !
Las, le tournage se passe en Sologne (à côté de chez moi) en septembre et octobre, à une période où je joue tous les soirs à Paris. Quand j’en parle à mes collègues du « Mariage de Figaro » les réactions sont contrastées : les plus jeunes sont en rage de me voir laisser passer pareille opportunité : « Est-ce-que tu te rends compte de ta chance ? Tu ne vas pas gâcher ça ? Surtout pour un petit rôle !... » Les autres sont plus fatalistes, chacun ayant plus ou moins vécu pareille expérience. Je suis partagé : nous avons répété « Vient de paraître » à Courbevoie pendant 2 mois au printemps dernier, nous sommes presque prêts, les ultimes séances auront lieu directement au théâtre, les filages donneront au spectacle son rythme, la lumière et le son viendront renforcer notre jeu. C’est la semaine cruciale. Faire défection à ce moment-là est inenvisageable, ce serait ruiner le travail de toute une équipe...
Du côté du 7ème art, on ne renonce pas.
Un nouveau rendez-vous est pris le 1er septembre, on envisage tous les scénarii, on recalcule les trajets entre la Sologne et le sud de Paris, on tourne le calendrier dans tous les sens, on consulte des motards... mais ce n’est pas une moto qu’il me faudrait, c’est carrément le don d’ubiquité ! Nicolas Vannier est sympa et il a l’air de tenir à m’avoir dans sa distribution (je dois avoir une bonne tête de braconnier), on envisage d’autres rôles, d’autres contraintes apparaissent... Comment font les autres ? Comment fait-il, Berléand ? Lui qui sera à l’affiche tout l’automne à Paris ! On m’explique que son théâtre fait relâche le lundi et qu’on a donc choisi ce jour pour privilégier les scènes avec lui. Pas de relâche le lundi au Théâtre 14, c’est même le jour où notre représentation est avancée à 19h. Je devrais donc, ce jour-là, quitter le tournage plus prématurément encore... Ce dernier détail vient à bout de notre détermination : je ne serai pas dans le prochain film de Nicolas Vannier.
Mais je serai, dès lundi prochain, 5 septembre, à 19h (et les autres jours de la semaine à 21h), au Théatre 14 Jean-Marie Serreau, 20 avenue Marc Sangnier, 75014 Paris, M° Porte de Vanves (info & réservations : 01 45 45 49 77), pour « Vient de paraître », une comédie de mœurs d'Édouard Bourdet qui porte sur le monde de l’édition, nous sommes sept comédiens réunis sur le plateau dans une mise en scène de Jean-Paul Tribout.

Dans quel joli village de Touraine reprendrons-nous « Cul de grève » le dimanche 2 octobre ? (un indice : c’est dans la programmation de NACEL)

Les huissiers les pourchassent ! Le succès les guette !
- Nos amis s’en sortiront-ils ?
- Bien sûr !
- Mais comment ?

Vous le saurez, bientôt, en lisant «  Les nouvelles de septembre » !

Vous en saurez un peu plus en surfant sur notre site : http://www.theatredelafronde.com.
Vous pourrez également voir la photo du mois dont le titre est : « À l'affiche ».