Nouvelles de mai 2011 - Rendez-vous de juin 2011

Notre nouvel épisode :

Capitaine Le Jan

Résumé des épisodes précédents :

Quelques lignes ne suffiraient pas à rendre compte de la saga des spectacles de Chédigny, il faudra y consacrer une prochaine chronique. Pendant un temps, je me suis impliqué dans cette aventure artistique et humaine qui a mené notre village des rives de l’Indrois à celles du Mississipi, je m’occupais des comédiens et participais aux réflexions sur les scénarii. C’est ainsi que pour la première fois j’ai entendu parler de l’Affaire Le Coz.

Plutôt que de créer un énième spectacle de plein air pseudo-médiéval, j’avais proposé d’inscrire le nôtre dans un contexte plus récent : la deuxième guerre mondiale. J’étais encore un nouvel habitant du Lochois, je ne connaissais guère l’histoire locale mais je savais que la ligne de démarcation ne passait pas loin, et puis cette période avait inspirée tellement de romans, de films. Pourquoi ne pas en faire un spectacle ? Ça aurait, au moins, le mérite de l’originalité ?
Mon amie Denise eut immédiatement une réaction très vive : « Surtout pas ! C’est trop chaud ! Il y a eu le maquis Le Coz ! Mon oncle en faisait partie... C’est trop chaud ! ». La proposition ne fut pas retenue... Mais la semaine suivante, dans les rayons de la bibliothèque, je découvrais un vieux livre : « L’affaire Le Coz » par un certain Hangouët. Ce livre m’a fasciné et vaguement dégoûté. L’auteur prenait des poses à la Lorenzaccio expliquant que c’était pour mieux le trahir et le neutraliser qu’il s’était fait l’intime de Le Coz. Mais Hangouët n’était pas le seul auteur : dans la marge, un précédent lecteur était intervenu, apportant ses propres commentaires, donnant des précisions, livrant des noms (là où Hangouët n’écrivait prudemment que les initiales). Je découvrais, stupéfait, une histoire violente et héroïque, celle d’un imposteur, à la fois chef de gang et capitaine maquisard... Une histoire authentique, soigneusement occultée pendant des décennies... J’en parlais, j’écoutais... Certains me racontèrent leurs peurs d’enfant quand « les gars de Le Coz » débarquaient dans la ferme... Quelques mois plus tard, l’historien Bernard Briais osait un livre... Bernard Briais est un homme discret, modeste, plein d’humour et quelque peu opiniâtre... Coups de téléphones nocturnes, lettres anonymes, menaces de procès... Le harcèlement dura plusieurs mois. Bernard ne cédait pas. Bien au contraire, connaissant mon intérêt, il m’encourageait à faire un spectacle... J’hésitais, je n’avais pas son audace, et puis surtout, je ne savais pas par quel biais traiter l’histoire, j’échafaudais divers scénarii... Le temps passait... Il m’aura fallu près de 25 ans.

C’est fait : le manuscrit est en cours d’écriture. Plusieurs structures m’ont fait part de leur intérêt. Le spectacle s’appellera « Capitaine Le Jan », il devrait voir le jour au quatrième trimestre... 2012. Ces quelques 18 mois ne sont pas grand-chose en regard des années passées et c’est le délai nécessaire pour monter la production mais je n’ai pas l’habitude de me projeter si loin dans le temps, je ronge mon frein. Combien de « Leçon » en 18 mois ? Combien de « Rhinocéros » ? De « Konkasseurs de Kakao » ?... À chaque jour sa peine et ses joies, à chaque mois ses rendez-vous... Ceux de juin sont les suivants : le vendredi 10 à 21h, « Nouvelles de mon cru » (lecture) au Moulin à paroles, à Palluau-sur-Indre (36), réservation au 02 54 38 57 98. Du 13 au 18, à 20h : « La Leçon » au théâtre de la Huchette, réservation au 01 43 26 38 99. Le jeudi 23, à 21h30, « Nouvelles de mon cru » au castelet du parc littéraire de la Tour, à Saint-Cyr-sur-Loire (37540), c’est un très joli lieu, trop discrètement fléché à 300 m de l’hôtel de ville, réservation : compagnie Mariska au 02 47 32 95 85.

La compagnie devra-t-elle attendre la rentrée pour plastronner dans un camion carrossé de neuf ?
Célimène et le cardinal se retrouveront-ils, un jour ?
Une jeune et talentueuse violoncelliste rejoindra-t-elle la compagnie, à la rentrée, pour apporter aux
« Nouvelles de mon cru » un écrin musical ?

Le succès les guette, les huissiers les pourchassent !
- Nos amis s’en sortiront-ils ?
- Bien sûr !
- Mais comment ?

Vous le saurez bientôt, en lisant « Les nouvelles de juin » !
Vous en saurez un peu plus en surfant sur notre site !
Avant de repartir à New-York, notre webmistress arrangera les derniers détails mais vous pouvez, d’ores et déjà, y retrouver l’ensemble de nos chroniques et une présentation de notre répertoire.

Nous vous invitons donc à surfer sur www.theatredelafronde.com et à nous faire part de vos suggestions et commentaires.